Modéliser les règles métier, le prix et le sens de l'offre
Modéliser les règles métier, c'est décrire explicitement ce qu'est un produit valide, une option interdite, un prix qui se construit, pour que les configurateurs, les CPQ, les outils de devis et l'IA donnent les bonnes réponses. C'est le second versant, celui de l'offre, en amont de tout outil.
Le second versant, celui que le marché saute
Tout le monde outille l'aval, l'écran de vente, le moteur de configuration, l'agent qui répond. Peu de gens décrivent l'amont, les règles qui font qu'une offre est configurable, chiffrable et vendable. C'est ce versant, le sens de l'offre, que je modélise, indépendamment de l'outil qui l'exécutera. Aucun outil ne compense une règle qui n'a jamais été décrite.
Qu'est-ce que la dette de règles ?
C'est le passif des règles jamais écrites. Chaque dérogation accordée, chaque compatibilité interdite pour une bonne raison oubliée, chaque contournement codé un vendredi soir s'ajoute à un savoir que rien ne consigne. Il se transmet oralement, s'érode à chaque départ, et se paie plus tard, au moment de faire évoluer l'offre ou d'y brancher un outil. La modéliser, c'est la rembourser. La note qui la mesure et la nomme.
Pourquoi c'est le socle d'un projet d'IA
Une IA ne donne de bonnes réponses que si les règles du métier en dessous ont été décrites. Là où elles le sont, elle devient un formidable accélérateur. Là où elles manquent, elle comble les trous par vraisemblance et répond à côté, avec aplomb. Le socle vient avant l'outil, et avant l'agent. Le détail dans la note.
Comment se modélise une offre ?
Par l'élicitation, faire émerger ce qui n'a jamais été écrit, règles de produit, de prix, de fabrication, arbitrages, exceptions. Puis la formalisation, écrire ces règles indépendamment de l'outil. Puis la recette, tester jusqu'à ce que le modèle refuse exactement ce que le métier refuserait. Toujours en posture de pair avec vos équipes, qui sont les seules à porter ce savoir.
Qu'obtenez-vous ?
Des règles formalisées, testées et transmissibles, qui ne dépendent plus d'une seule personne, et un socle sur lequel n'importe quel outil, configurateur, CPQ ou IA, donne les bonnes réponses.
Livrables
- Référentiel des règles documenté : produit, prix, chiffrage, fabrication, post-vente.
- Modèles paramétrés, avec le jeu de tests de recette associé.
- Documentation de gouvernance : qui détient quoi, comment faire évoluer.
- Transfert de compétences à vos équipes internes.
Par où commencer ?
Le plus souvent par un audit de la dette de règles, avant tout choix d'outil, ou à l'occasion d'une migration de CPQ vers le SaaS, quand la bascule devient l'occasion de re-décrire proprement.
Le vécu qui fonde la méthode
Vingt-cinq ans côté client, sur la lignée Cameleon, PROS Smart CPQ, aujourd'hui Conga Smart CPQ. Solu+ pour plus de 2 000 points de vente et 7 enseignes chez Saint-Gobain Distribution Bâtiment France, et dix-sept ans de configurateurs pour la menuiserie industrielle chez Lorillard, où chaque règle mal décrite se paie en atelier. Le parcours complet.
Questions fréquentes
Modéliser les règles, est-ce la même chose que paramétrer un configurateur ?
Non. Paramétrer, c'est traduire des règles dans un outil. Modéliser, c'est décider en amont ce que ces règles sont, avant tout outil. Le premier exécute, le second décide du sens. Les deux comptent, je m'occupe du second, celui que peu de gens font.
Sur quels outils intervenez-vous ?
Sur le modèle, pas sur un outil précis. La méthode s'applique à n'importe quel configurateur, CPQ ou chaîne de devis. Mon vécu porte sur la lignée Cameleon, PROS Smart CPQ, aujourd'hui Conga Smart CPQ, et la méthode se transpose aux autres.
Faut-il déjà avoir choisi un outil pour commencer ?
Non, c'est même mieux de commencer avant. Décrire l'offre d'abord rend le choix de l'outil plus simple et sa mise en œuvre plus sûre.
Auditer votre dette de règles, préparer une migration, ou parler de votre contexte.